L'Odyssée de l'espace

On a (un peu) discuté musique et (beaucoup) exploration spatiale avec Marco Agnan, co-fondateur d'Odysseus Space, une entreprise qui participe à l'exploration du système solaire. Plongez avec nous au delà de notre atmosphère pour tenter de comprendre ce qui se joue au dessus de nos têtes, et pourquoi c'est si important pour notre avenir. Oubliez les échelles de temps et de distance, à gravité zéro, tous les records sportifs sont explosés.

Une vision du saut en hauteur sur la Lune ©Sébastien Portalier / 2124story

S’il y a des Jeux sur la Lune en 2124, les transmissions se feront par laser, et non pas par radio.

2124STORY : Peux-tu te présenter ? Quel est ta formation et ton métier actuel ?

Je m’appelle Marco Agnan, je suis co-fondateur d’une start-up d’aérospatiale appelée ODYSSEUS SPACE basée à Taiwan et au Luxembourg. J’ai fait 2 Masters, un en Physique et un autre en ingénierie spatiale. Je fais actuellement un doctorat en VAE.

Parlons un peu de 2124...

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Le site de Futurism, pour les anglophones

Il existe un média spécialisé dans l’exploration de l’espace ?

SpaceNews est la référence pour tout ce qui touche de près ou de loin à l’espace, d’un point de vue technique ou business. Le site space.com est assez généraliste également. Si on parle d’aspects plus scientifiques, les médias de vulgarisation comme Futurism est pas mal. Sinon, pour éviter les déformations journalistiques, le mieux est de passer par les revues scientifiques elles même comme Advances in Space Research ou encore Acta Astronautica, pour n’en citer que 2. En général c’est quand même assez difficile à lire, même pour les initiés. On peut comprendre l’essentiel d’un article via l’abstract, l’introduction et la conclusion, ça permet de s’épargner beaucoup de temps de lecture. Par exemple, comprendre de A à Z un article sur la magnétosphère de Jupiter demande des années de travail sur le sujet.


C’est un domaine d’exercice que tu as choisi par passion ? Par curiosité ?

Complètement par passion : j’ai toujours été passionné d’avions et d’espace, et je voulais continuer dans la recherche publique. J’ai décidé de ne pas persévérer car il est aujourd’hui très difficile d’obtenir un poste… C’est un domaine en plein boom avec beaucoup d’opportunités, donc c’est plutôt gratifiant de travailler là dessus. J’ai fait plusieurs stages à l’Observatoire de Paris, notamment sur le vent solaire. Les personnes qui deviennent astrophysiciens obtiennent leur poste entre 10 et 15 ans après le Bac, j’ai donc décidé de m’orienter vers une carrière en ingénierie, et de continuer à m’intéresser aux aspects scientifiques plutôt sur mon temps libre.


Peux-tu nous en dire un peu plus sur ce que fait ton entreprise ? Quels sont les grands enjeux de l’exploration du système solaire ?

On est 3 Français à avoir créé l’entreprise, en 2016 à Taïwan. L’Asie va devenir l'un des plus gros marchés de l’aérospatiale, derrière l'Amérique du Nord, si ce n’est pas déjà le cas, alors que l’Europe est déjà bien armée en la matière. On a un peu bifurqué par rapport à ce que nous avions imaginé au début, et si nous continuons à soutenir nos clients en Asie, nous développons plus de R&D au Luxembourg.

L’objectif à long terme de mon entreprise est de créer des technologies pour les missions de demain, qu’elles soient scientifiques ou commerciales. Nos 2 projets phares actuellement sont

  • Le premier : un terminal pour communication optique par laser.

  • Le deuxième : un projet de navigation autonome, un genre de GPS pour l’espace profond.

Notre système de communication optique est basée sur une technologie de détection d’exoplanètes, et nous y avons vu un potentiel pour un système de communication. Les signaux radios sont envoyés à la vitesse de la lumière, l’avantage de notre système n’est pas d’aller plus vite, mais d’arriver à rentrer plus d’informations par seconde. Sur les radios fréquences, UHF, on va avoir une quantité de données très faible. Sur un système comme le nôtre, on peut aller au delà du Gigabit/s. Pour vulgariser : on peut comparer ça à la Fibre que nous avons chez nous.

Les clients qui vont avoir recours à ces technologies sont ceux qui vont mettre en place des constellations d’observation de la Terre (des groupes de satellites dédiés à l’observation de notre planète. ndlr). On essaye de mettre en place des communications inter satellites pour relayer les informations de manière plus efficace.

S’il y a des Jeux sur la Lune en 2124, les transmissions live se feront très probablement par laser, et non pas par radio.

Quand un satellite part vers Jupiter ou Mars, et qu’il cherche sa position, on doit utiliser les antennes sur Terre. Il doit donc envoyer un signal vers la Terre, et attendre la réponse. On peut comparer ça au pilotage de drone, on regarde le satellite et on lui dit quoi faire. Cela prend du temps, c’est pourquoi nous travaillons sur un système permettant au satellite de se repérer lui même par rapport aux corps célestes que nous connaissons. Il s’agit de détermination de position, par qualification des objets dits d’avant plans (planètes, corps célestes connus). Puisque l’on connaît exactement la position des objets (précision de l’ordre d’une dizaine de kilomètres), on peut donc connaître la position relative du satellite par rapport à ces objets.

A mon sens, le grand enjeu de l’exploration spatiale actuellement, c’est la réduction des coûts missions. Space X excelle dans cet exercice, sur les lanceurs, et potentiellement bientôt avec le domaine applicatif d’Internet via satellite, qui n’est possible que grâce à la réduction drastique du coût de développement, lancement et opération d’un satellite. Au fur et à mesure que l'on réduit ce coût, on débloque des opportunités de business qui ne tenaient pas la route financièrement dans le passé.

Tu es au courant des grands chantiers de l’Agence Spatiale Européenne ?

Le programme scientifique de l’ESA comporte 3 projets phares actuellement:

  • JUICE, un satellite pour étudier les lunes de Jupiter, où on pense notamment qu’il pourrait y avoir de la vie;

  • ATHENA, un satellite d’astronomie aux rayons X, qui va nous aider notamment à observer l’univers dans cette bande d'énergie (par exemple les trous noirs);

  • et LISA, qui est un ensemble de 3 satellites pour observer des ondes gravitationnelles. Ce projet va nous permettre d’observer l’univers via une fréquence jamais observée auparavant. La première onde gravitationnelle a été détectée depuis le sol il y a seulement quelques années, après avoir été prédites 100 ans auparavant par A. Einstein… Avec son lancement prévu en 2034, ça donne une idée des échelles de temps entre les prédictions et les observations réelles…

Certains chercheurs qui ont travaillé sur ce projet sont déjà à la retraite. Beaucoup de gens comparent les projets spatiaux à la construction des cathédrales, des générations différentes vont oeuvrer sur les mêmes projets, sans forcément voir le résultat fini de leur travail.

Vidéo de présentation de l'ESA (Agence Spatiale Internationale) - ESA

Et puis, tout d’abord, pourquoi explorer le système solaire ? Qu’est-ce que ça nous apporterait à nous, terriens ?

Il y a un grand débat autour des sommes dédiées à l’aérospatial, alors que dans le cadre de l’Agence Spatiale Européenne, chaque européen met entre 10 et 20 euros par an pour ses programmes. La différence entre le budget de la défense et de l’aérospatiale est énorme, j’ai lu il y a quelques années que si on intègre le budget de la NASA depuis sa création, il correspond à un an du budget de la défense des USA. Un autre point de repère est le coût de développement du dernier chasseur Américain, le F35, qui a coûté la somme astronomique de 1,7 Trillions de dollars. [Pour information, Space X envoie un astronaute dans l’espace pour 55 millions de dollars ndlr].

Les recherches en astronomie devraient permettre à terme de comprendre le fonctionnement de la matière [ou matière transparente, catégorie de matière hypothétique utilisée en astrophysique ndlr] ou de l’énergie noire [forme d'énergie hypothétique emplissant uniformément tout l'Univers et dotée d'une pression négative, qui la fait se comporter comme une force gravitationnelle répulsive. ndlr]. Une fois que l’on aura compris - ce qui nous échappe aujourd’hui - le comportement de 70% de la matière qui compose notre galaxie, cela aura sans doute des applications sur Terre. Cela aura potentiellement des applications dans notre vie de tous les jours. Attention, nous parlons ici de facteurs de temps de plusieurs siècles voire milliers d’années.

Les technologies spatiales impactent notre vie de tous les jours, ne serait-ce par l’utilisation des données de météo, du GPS, la télévision, du monitoring de la pêche illégale depuis l’espace… Aussi, le réchauffement climatique est actuellement monitoré via satellites. On peut désormais observer les conséquences de tremblements de terre ou d’autres catastrophes naturelles très rapidement et améliorer l’aide d’urgence. De manière générale, tout amélioration de nos connaissances sur comment faire des satellites efficacement nous apporte quelque chose de concret, directement ou indirectement.


Si on imagine une armée spatiale, elle ressemblerait à quoi ?

Effectivement, la présence de certains pays dans l’espace pose des problèmes de défense. Certains pays veulent mettre en place des armées spatiales, même si c’est sans doute très loin des images que nous avons de l’armée de Terre ou de l’armée de l’Air, il s’agit plus de problématiques de cyberdéfense. Il y a également des questions autour de la ré-entrée d’astronautes sur Terre, si tout ne se passe pas comme prévu, un Américain peut vite atterrir en Russie.

Un autre gros avantage du spatiale est la diplomatie: durant certaines périodes historiques tendues entre les USA et la Russie, leur collaboration autour de l’ISS était la seule raison pour laquelle les relations diplomatiques n’étaient pas complètement rompues. Aujourd’hui, la NASA, l’ESA, la JAXA [Agence spatiale japonaise], la Russie, la Chine, tout le monde collabore. Des Allemands, des Français, des Américains ont travaillé sur les sondes de satellites japonais. L’espace fédère les nations, car nous sommes obligés de collaborer pour faire des grandes missions.

Dans un futur proche, les projets de méga constellations apporteront internet partout à très haut débit, chose qui devrait réduire les inégalités d'accès à l'éducation entre pays ou dans les zones rurales. Ces constellations permettent déjà d’observer la Terre et les changements qu’elle subit (climat, pêche illégale, tracking d’avions), il s’agit d’outils formidables pour adapter nos comportements et mieux comprendre notre planète.

Dans un futur plus lointain, on peut imaginer une démocratisation du tourisme spatial, et aussi l’utilisation de ressources directement dans l’espace (création de carburant, récupération d’eau, de nitrates, de minerais...) pour supporter nos activités dans le système solaire.


Odysseus Space, c'est une entreprise qui fait partie du boom actuel de l'industrie privée du spatial. Tu penses que dans 100 ans, le spatial sera démocratisé à une grande partie de la population ? De quelle façon ?

Non, je ne pense pas. A mon humble avis, au mieux nous aurons une ville lunaire, peut être un avant poste sur Mars et quelques stations spatiales autour de la Terre. A moins d’un changement politique majeur (comme par exemple garder la même feuille de route pour au moins quelques décennies), ça n’ira pas plus loin que cela.

A moins d’une avancée scientifique majeure, l’espace va rester quelque chose de coûteux tout en restant une fraction de ce que l’armement représente. Il existe une grande différence entre les démocraties occidentales et les régimes comme la Chine. La Chine décide d’une roadmap, les leaders ne changeant pas, les programmes sont respectés. Dans nos démocraties, à chaque changement de leader, les roadmaps sont revues, influant sur le déroulé des programmes. Exemple de Bush jusqu’à Trump aux USA, les directions changent sur des bases régulières.

Une base lunaire est un projet plutôt plausible, notamment portée par l’ancien directeur de l’ESA, Jean Jacques Dordain. Un avant-poste sur Mars dans les années 30 ou 40 serait également envisageable. Je cite un problème plus technique : tant que ce sera coûteux d’envoyer quelque chose dans l’espace, ces explorations prendront du temps. Mais on arrive déjà à des réductions de coûts intéressantes entre Soyouz [Lanceur russe] et Space X, où l’on passe de 90 à 55 millions. Nous allons dans le bon sens. Starship, la prochaine fusée de Space X, devrait encore réduire ces coûts.

Tuto : comment construire une base lunaire ? par la formidable chaîne Kurzgesagt – In a Nutshell

Imagine, en 2124, les Jeux sont organisés entre Paris et Luna Paris, ville jumelle de Paris sur la lune. Quel serait le rôle d'Odysseus Space dans la retransmission de ces jeux / dans le transport de matériel / dans la communication ?

Notre projet CYCLOPS vise à envoyer des données à très grande vitesse entre satellites ou vers la terre. Nous réfléchissons à une variante de notre terminal pour espace profond (par exemple depuis la Lune). Une technologie de communication optique pourrait être utilisée pour avoir plusieurs flux video en très haute résolution. On a déjà fait des lives depuis la lune (programme Apollo), mais on peut faire mieux maintenant en terme d’image, ça serait dommage de ne pas en profiter !


Vous travaillez à partir d’études, de simulations, de théories sur les évènement à venir, peux-tu nous présenter quelques unes de ces théories ?

Une hypothèse forte de l'écosystème aérospatiale, c’est qu’il y a une croissance économique et de la présence humaine dans l’espace qui va continuer à grossir de manière exponentielle. On part donc du principe qu’il n’y aura pas de gros accidents, comme il y a eu dans le programme Space Shuttle américain, qui a certainement beaucoup ralenti l’industrie de l’aérospatiale à ce moment là.


Quelle a été la gestion de la crise du COVID-19 là où tu es ?

Notre entreprise est basée au Luxembourg et à Taïwan. Le Luxembourg a plutôt bien géré la crise (distributions de masques, création de lits très rapidement...) mais Taïwan a maîtrisé de A a Z en imposant des quarantaines aux arrivants très rapidement, avant que l’OMS n'annonce l’épidémie.. Le gouvernement n’a pas hésité à tracker les gens confirmés et mettre en quarantaine toute personne qui a été en contact avec eux. Il n’y a jamais eu de confinement général à Taiwan, et le nombre de cas locaux n’a été que de 55 (plus environ 350 importés, qui n’ont pas eu l’occasion de contaminer d’autres gens en raison du confinement obligatoire). Il est aussi probablement plus facile de contenir une épidémie pour une île que pour un pays continental (comme on peut le voir en Nouvelle-Zélande également).


Ce type d’évènement a été pris en compte dans vos projections ?

Comme nous faisons principalement de la R&D, nous n’avons pas eu de gros impact lié au COVID sur nos activités ou nos finances.


Question pas prévue : est-ce que tu penses qu’on peut tomber dans nos recherches sur des maladies indigènes ?

C’est un domaine très important - principalement dans les missions Sample Return [retours d’échantillons] - comme l’est Hayabusa2, la mission en cours de la JAXA, qui vise à ramener un morceau d’astéroïde sur terre. Il y a des gens qui travaillent à ce qui est nommé la “protection planétaire”, pour éviter que nous ne contaminions l’astéroïde en question, et éviter que cet astéroïde ne nous contamine.

A moins que l’on ne découvre une nouvelle technologie de propulsion, [...] notre champ d'exploration sera limité au système solaire.

Pour toi, dans 100 ans, où l’Homme aura été le plus loin ?

A moins que l’on ne découvre une technologie de propulsion digne d’un roman de science fiction, qui nous permette d’aller à au moins une fraction non négligeable de la vitesse de la lumière [300 000 km/s ndlr], notre champ d’exploration sera limité au système solaire, en retirant les endroits où nous ne pouvons aller, comme par exemple le sol de Vénus.

J'espère qu’on aura des missions habitées sur les lunes des planètes gazeuses et sur des astéroïdes ! Il y a du potentiel d’exploration dans les hautes atmosphères de Vénus également. Le reste du système solaire est à mon avis trop peu hospitalier pour qu’on envisage de l’explorer humainement, même dans les 100 prochaines années…


L’Europe a déclassé Pluton en tant que planète alors que les Etats-Unis la considèrent encore comme telle, tu en penses quoi ?

Oh, vous savez, ça m’importe peu, il y a un moment où on doit décider de la taille d’une planète. La raison phare pour laquelle les Etats-Unis qualifient encore Pluton de planète est qu’il s’agit de la seule qu’ils aient découvert, il veulent conserver ce prestige. Certains gros astéroïdes ont une structure interne différenciée (comme les planètes, avec une croute, un noyau, etc)… La seule différence c’est leur taille.


Ton métier, il ressemblera à quoi dans 100 ans ?

Je pense qu’on ne pourra pas se passer d’ingénieurs et de scientifiques avant encore longtemps, donc je pense que mon métier existera encore. J'espère qu’il y aura moins de paperasse, cela dit.

Malgré l’automatisation grandissante et l’apparition de l’intelligence artificielle, mon métier devrait rester globalement à l’abri même sur le siècle qui vient.


Si demain tu pars pour Mars assister aux premiers JO hors de la planète Terre, et qu’on te demande de prendre 3 objets avec toi, tu emportes quoi ?

En partant du principe que mes besoins vitaux seraient couverts, de quoi m’occuper pour le long voyage (on parle de 6 mois actuellement tout de même) donc potentiellement un instrument de musique et un ordinateur. Un sac à vomi serait surement utile les premiers jours d’apesanteur également. Le mal de l’apesanteur touche apparemment beaucoup de gens, pensez-y pour votre prochaine sortie de l’atmosphère !

En utilisant les mêmes technologies de propulsion et la méthode de transfert de Hohmann (la plus efficace en fuel pour aller vers une autre planète), cela prend quand même 6 mois pour se rendre sur Mars. On ne peut y rester que 2 semaines ou 2 ans avant d’en repartir, cela voudrait dire que les gens se rendant sur Mars pour assister aux JO devraient y consacrer au minimum une année entière ! Tandis que la Lune est beaucoup plus envisageable, elle s’atteint en quelques jours avec la même méthode.

Terraformer des lunes d’autres planètes, ou d’autres planètes, c'est faisable ?

Sans même parler de la faisabilité d’un tel projet, je doute qu’il y ai un jour un consensus politique pour réaliser une terraformation d’une autre planète. Cela prendrait plusieurs siècles au minimum. Au delà de ça, le coût d’une telle opération est extrêmement difficile à estimer. SpaceX parle de terraformation dans leurs présentations, mais pour moi un milliardaire ou une entreprise qui terraforme une planète n’est pas un scénario envisageable.

On peut faire illustrer n’importe quelle scène sur le futur, pour toi, elle ressemblerait à quoi ?

J’aime bien cette idée de sport sur la lune, avec la gravité plus faible, on peut imaginer que beaucoup de sports existants deviennent encore plus intéressants dans un environnement de ce genre. Par exemple le saut en hauteur!

Le drive le plus long de l'Humanité.

Un sport que tu voudrais pratiquer sur la lune ?

Juste pour la référence historique, j’adorerais faire du Golf sur la Lune, comme Alan Shepard il y a bientôt 50 ans!

Tu pratiques un sport ? Un art ?

J’adore la plongée, le parapente et l’escalade, je fait de la musique depuis tout petit, notamment du saxophone et de la basse. J’ai toujours été très nul dans les arts graphiques, dommage car mes parents sont très férus d’art graphiques.

Peux-tu nous parler de la musique que tu composes ?

J’ai fait pendant environ 10 ans de la musique dans différents groupes, et ça fait maintenant quelques années que je compose des chansons sur mon temps libre, j’utilise du saxophone et des synthétiseurs.

Je m’inspire principalement de jazz et de vieille science fiction type Blade Runner, 2001… [L’Odyssée de l’Espace] Ma vision de la musique, c’est de s’éclater. Au début je composais avec des copains, mais aujourd’hui je sors des sons solo :

https://soundcloud.com/marco-agnan

As-tu des artistes - graphistes - illustrateurs.... dont tu apprécies le travail?

Plus petit mon père m’a beaucoup montré les travaux de Enki Bilal, et plus récemment j’ai beaucoup aimé Charles Burns, mais pour être honnête je ne suis pas a fond dans l’illustration… Concernant la musique, j’aime beaucoup le groupe Mammal Hands ou encore Santilli pour ne citer que ceux du moment.

Les Jeux Olympiques et Paralympiques, ça représente quoi pour toi ?

Je ne suis pas beaucoup le sport pour être honnête, mais les JO&P représentent quand même l’accomplissement sportif au plus haut niveau pour l’humaine. On y bat constamment des records du monde, et c’est souvent l’occasion de voir de belles carrières évoluer dans le temps.


Tu penses que l’on pourrait venir faire un reportage chez vous, au Luxembourg ?

Avec plaisir !

To be continued...


Un grand merci à Marco de s'être prêté au jeu, nous avons appris énormément.

Propos recueillis de Paris & Roubaix à Taïwan via communication satellite par Jean-Marie et Gaëtan

ALLER PLUS LOIN (ou plus haut, dirait Tina)

Odysseus space

L'entreprise co-créée par Marco, qui en est Directeur Technique.

Allez découvrir plus en détails ce sur quoi ils travaillent, des deux côtés du globe.

le saviez-tu ?

On définit comme scientifique tout domaine dans lequel on constate une reproductibilité des expériences . En cosmologie on ne peut pas arriver à ces conclusions, car nous ne disposons que d’un seul univers observable. [Ne pas confondre cosmologue et cosmonaute, ils le prendraient très mal tous les deux ndlr] On peut étudier plusieurs étoiles, plusieurs exoplanètes, mais un seul cosmos.